La décision de rappeler Thomas Borer à Berne était "parfaitement justifiée". La grande majorité des membres de la commission s'en sont dit persuadés après avoir discuté pendant plus d'une heure lundi avec le ministre des affaires étrangères Joseph Deiss. Seule une minorité UDC a pris le contre-pied, en vue "des élections de renouvellement du Conseil fédéral de fin 2003", a commenté M. Frey.
"Le minimum de rapport de confiance entre l'ambassadeur à Berlin et le département n'existait plus", a affirmé le président de la commission. Pour lui, M. Borer n'a pas eu le comportement loyal qu'on est en droit d'attendre d'un ambassadeur.
La démission immédiate annoncée samedi à la presse avant que M. Deiss soit informé est la dernière illustration de ce manque de loyauté, a-t-il dit. Et de poursuivre: "manifestement, la Suisse et ses intérêts n'étaient pas bien défendus à Berlin". A aucun moment la commission n'a eu l'impression que le département a voulu piéger l'ambassadeur, selon M. Frey.
Mais l'affaire est désormais terminée, aux yeux de la commission. "Nous ne sommes ni une commission d'enquête qui va examiner tous les détails, ni un tribunal", a affirmé Boris Banga (PS/SO). D'ailleurs, le passage de Thomas Borer à l'économie privée est la meilleure solution pour tout le monde, a renchéri Claude Frey.
Au terme du débat en commission, Ulrich Schlüer (UDC/ZH) a renoncé à sa proposition visant à retirer l'accréditation à tous les journalistes du groupe de presse Ringier au Palais fédéral pendant une année.
sda/ats 29.04.2002