Par dix voix contre huit, la commission appuie à quelques détails près, le modèle du Conseil fédéral, a indiqué son président Josef Leu (PDC/LU) vendredi devant la presse. Celui-ci prévoit que neuf brigades, plus une brigade de logistique, soient constituées en fonction des besoins sur la base des bataillons et des groupes disponibles.
La majorité de la commission a ainsi préféré l'efficience du système. Une conduite décentralisée coûte plus cher sans toutefois amener une plus grande capacité de défense, selon M. Leu. Le Conseil fédéral a en outre assuré qu'une troisième brigade de montagne serait constituée.
Opposé au projet de brigades "flottantes" du gouvernement, le Conseil des Etats veut subordonner ces dernières directement à quatre états-majors de division, à dimension territoriale. Une minorité de la commission, "située à droite", défendra ce concept en juin devant le National, a indiqué M. Leu.
Geste pour la milice
La commission entend par ailleurs faire un geste supplémentaire pour renforcer le caractère de milice de l'armée. Par treize voix contre une, elle propose de contraindre le Conseil fédéral à garantir aux officiers non-professionnels une part appropriée des postes de conduite dans les plus hautes unités.
La commission du National s'était déjà distancée du Conseil des Etats en se penchant sur la durée de l'école de recrues. Se ralliant au Conseil fédéral, elle propose de s'en tenir à 21 semaines, contre 15 actuellement. En mars, le Conseil des Etats avait fixé la barre à 18 semaines.
La commission du National a également refusé d'impliquer outre mesure le Parlement dans les affaires militaires. La compétence de fixer la durée de l'école de recrues et celle de décider de la cadence des cours de répétition devraient ainsi rester entre les mains du gouvernement.
La réforme Armée XXI prévoit une durée minimum de service de quelque 260 jours, répartis entre l'école de recrues et six cours de répétition. Les effectifs devraient en outre être réduits de 360 000 personnes à 120 000 plus 20 000 recrues et 80 000 militaires en réserve.
sda/ats 17.05.2002