En septembre, la Chambre du peuple avait accepté l'idée d'inscrire dans la constitution le principe d'une aide fédérale destinée à encourager la diversité et l'indépendance des médias. Pour la commission des institutions politiques de la Chambre des cantons, cette intervention va trop loin.
Même les éditeurs ne sont pas tous d'accord à ce sujet, seuls les petits plébiscitant ce système, a expliqué le président de la commission Jean Studer (PS/NE) devant la presse. La commission a finalement rejeté l'article constitutionnel par 7 voix contre 4.
Mais la majorité souhaite quand même la poursuite d'un soutien aux médias. Elle a adopté une motion demandant au Conseil fédéral d'élaborer une base légale permettant le maintien de l'aide indirecte actuelle après 2007, année durant laquelle elle est sensée disparaître.
La Confédération attribue 80 millions de francs par an, 100 millions jusqu'à l'an dernier, à la Poste pour couvrir en partie les frais du transport de journaux. Le hic du système est qu'il profite également aux grands groupes de presse et aux journaux d'entreprises comme Migros ou Coop.
La nouvelle loi devrait permettre d'éviter ce genre de problème, selon Jean Studer. Il s'agit également d'examiner la possibilité de ne pas attribuer les fonds directement à la Poste, la distribution des journaux étant prise aussi en charge par d'autres entreprises.