(ats) Le Parlement renonce définitivement à légiférer sur le transport de supporters sportifs. Considérant que des mesures vont être prises, le Conseil des Etats a emboîté le pas au National et tacitement classé le dossier jeudi.

La ministre des transports Doris Leuthard aurait voulu agir au niveau de la loi. Elle proposait d'autoriser les entreprises de transport à exclure les supporters violents des trains, des trams ou des autobus circulant selon l'horaire régulier. En contrepartie, les compagnies auraient dû proposer d'acheminer les fans par des trains ou des bus affrétés ou spéciaux, à des prix attrayants.

Le projet du Conseil fédéral prévoyait aussi, dans certaines conditions, de rendre les clubs sportifs responsables des dommages corporels ou des dégâts matériels causés par leurs fans lors des voyages en transports publics.

Contrairement au Conseil des Etats, la Chambre du peuple n'a rien voulu entendre. Le gouvernement a été chargé d'élaborer un nouveau concept plus adapté au contexte local et de négocier avec les collectivités publiques, les entreprises de transport et les clubs sportifs. Une table ronde a été organisée et des mesures ont été lancées.

Initiatives lancées

La table ronde a fait le point en novembre dernier. Plusieurs projets sont en cours. Les CFF et les représentants de plusieurs clubs ont élaboré des solutions sur mesure pour les trains de supporters.

Une plateforme de coordination entre la police et le milieu du sport a été mise sur pied. Un projet a été lancé pour permettre le relevé des voyages de trains de supporters et d'autres activités et ainsi la création d'une base commune.

La Swiss Football League et la Conférence des directeurs cantonaux de justice et de police ont publié des recommandations communes en vue de l'application uniforme du concordat intercantonal sur les hooligans. Enfin, les CFF ont créé une nouvelle stratégie pour accueillir les équipes adverses.