Le texte demande que la Suisse aide autant que possible les réfugiés sur place, de sorte à ce qu'ils n'aient pas besoin de migrer, a expliqué Stefan Engler (PDC/GR) au nom de la commission. Cet engagement permettrait de paralyser l'activité des passeurs.
L'aide serait financée par les économies réalisées grâce à la diminution des demandes d'asile et à la baisse de la prise en charge des requérants en Suisse. S'y ajouteraient les fonds de l'aide au développement que la Suisse ne verserait plus aux pays qui ne coopèrent pas avec elle.
La Confédération apporte déjà une aide sur place, couplée à ses activités de coopération au développement. L'objectif de l'initiative est largement atteint. Elle n'amène rien de nouveau, a relevé M. Engler. De plus, les exigences du texte sont trop floues pour être concrétisées dans un texte de loi.
Une minorité UDC et PLR a tenté de faire passer le texte pour envoyer un signal en faveur d'une modification de la politique d'asile. Les réfugiés pourront continuer à obtenir de l'aide, mais ils vivront dans un environnement culturel qui leur correspond, a estimé Peter Föhn (UDC/SZ). Le nombre de réfugiés venant en Suisse diminuera en conséquence, ce qui aurait permis de générer des économies, selon lui.