En Suisse, 80'000 personnes vivent avec une hépatite B ou C et plus de 200 personnes au total meurent chaque année d'une hépatite virale, a rappelé le Lucernois. Cette maladie est la principale cause de cancers du foie et de greffes hépatiques en Suisse. Or il existe un vaccin pour se protéger de l'hépatite B et de nouvelles thérapies guérissent plus de 98% des hépatites C en huit à douze semaines.
Si la Suisse veut éradiquer cette maladie d'ici 2030, conformément à l'objectif de l'OMS, elle doit intégrer cette infection au programme qui succédera à celui qui s'achève en 2021. Les principaux modes de transmission de l'hépatite et du VIH présentent de nombreuses similitudes.
Le Conseil fédéral soutient le texte. "Le gouvernement s'est engagé à éliminer les hépatites virales d'ici 2030 et il semble judicieux donc d'intégrer cette maladie au prochain programme national", a déclaré Alain Berset. Une place plus importante sera donc consacrée aux hépatites dans le Programme national de surveillance, de prévention et de contrôle des infections sexuellement transmissibles qui sera mis en oeuvre de 2022 à 2030.
En outre, la stratégie Addictions prévoit des mesures pour combattre l'hépatite C chez les consommateurs de drogue. Il n'est toutefois pas prévu de dépister de grands groupes de personnes, voire l'ensemble de la population. Il ne veut pas alarmer la population, le nombre de cas étant restreint.
Le National doit se prononcer.