(ats) La Confédération devrait davantage associer le secteur privé à la coopération au développement. Le National a adopté mardi par 105 voix contre 85 une motion de sa commission. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.

L'idée est que le Swiss Investment Fund for Emerging Markets (SIFEM), la société financière de développement de la Confédération, développe la coopération économique dans les pays les moins développés. Ce financement public servirait de levier pour le secteur privé (blending).

Aujourd'hui, la part minimale des investissements du SIFEM visant à soutenir les pays les moins avancés n'est que de 25%. La motion demande d'augmenter la part des projets. Une meilleure expérience dans ces partenariats publics-privés permettrait à certaines conditions de réduire les dépenses de la coopération classique au développement.

Le Conseil fédéral estime avoir déjà pris des mesures pour promouvoir le développement de marchés innovants dans le cadre de la stratégie de coopération internationale 2021-2024. Dès 2021, le SIFEM pourra effectuer de nouveaux placements cautionnés à hauteur de 50% dans les pays les moins avancés. En outre, investir dans ces pays peut comporter des risques politiques et de marchés élevés.