La Zurichoise estime que les conditions de remise sont trop souples au regard du danger que ces armes représentent. Le prix de 30 francs est dérisoire et les exigences pour le pistolet sont beaucoup plus souples que pour le fusil d'assaut.
Dans sa motion, elle rappelle le cas du tireur de Schaffhausen im Emmental (BE) qui avait tiré sur deux policiers, tuant l'un d'eux, avec son pistolet militaire, alors qu'il avait été déclaré inapte au service en raison de troubles de la personnalité. Le Conseil fédéral admet qu'il y a eu une erreur et en a tiré les leçons. Mais il s'agit d'un cas tragique isolé.
Les conditions pour acquérir son pistolet sont strictes, a rappelé la cheffe du DDPS Viola Amherd. Ce sont les mêmes que pour une personne qui veut acheter une arme en Suisse. Il faut maintenir les conditions actuelles qui représentent une reconnaissance des efforts fournis par les militaires pour la population, a-t-elle ajouté.