Le Tessin voudrait interdire de licencier une mère au cours de la première année de vie de son enfant, contre seize semaines actuellement. Au cours des douze premiers mois, les mères devraient également bénéficier d'un congé sans solde équivalent à une réduction maximale de 30% de leur taux d'occupation.
Pour les sénateurs, il n'y a pas lieu de renforcer la protection. Dans la grande majorité des cas, les mères trouvent un accord à l'amiable avec leur employeur, a déclaré Philippe Bauer (PLR/NE) au nom de la commission. A ses yeux, le projet constitue une attaque contre la liberté contractuelle et serait préjudiciable aux PME.
L'initiative part d'une bonne intention, mais créerait plus de problèmes qu'elle n'en résout, a renchéri Marco Chiesa (UDC/TI). Avec une protection de 21 mois contre les licenciements, grossesse inclue, qui voudrait encore prendre le risque d'engager une jeune femme, a-t-il demandé.
La gauche a défendu en vain le texte, dénonçant des chiffres "inquiétants". Au moins 3% des femmes reçoivent leur congé après leur maternité, cela correspondant à 2500 à 3000 personnes, a relevé Carlo Sommaruga (PS/GE).
Et beaucoup de jeunes mères démissionnent après y avoir été invitées par leur entreprise ou parce qu'elles n'ont pas pu réduire leur taux d'occupation.