(ats) La Confédération devrait soutenir davantage les médecines alternatives. Le National a accepté une motion d'Edith Graf-Litscher (PS/TG) en ce sens. Le Conseil des Etats devra encore se prononcer.

Des sondages en sciences sociales ont montré que de nombreuses personnes recourent à des mesures de médecine complémentaire pour être plus résistantes aux maladies et qu'elles ont fait de bonnes expériences en la matière. Diverses études prouvent une certaine efficacité des médecines complémentaires, contre les maladies infectieuses notamment.

"La prise de vitamine D en cas d'infection au Covid-19 en est un exemple récent", a rappelé la motionnaire. Selon la motion, le Conseil fédéral devrait nommer au moins un spécialiste des médecines complémentaires au sein du groupe de travail sur les soins cliniques et au sein de la Commission fédérale pour la préparation et la gestion des pandémies. Il devrait aussi compléter le plan de pandémie avec les enseignements tirés des médecines complémentaires sur la salutogenèse et le renforcement de la résistance aux maladies.

La motion entendait aller un peu plus loin. Elle réclamait un mandat de recherche sur les approches thérapeutiques fondées sur la salutogenèse et les médecines complémentaires, et de libérer les fonds nécessaires à cet effet, aussi dans le cadre de pandémies ou de recherches sur le Covid-19. Mais l'UDC zougois Thomas Aeschi a contesté ces deux derniers points au moment des votes, points qui ont été finalement rejetés par le Conseil.

Les spécialistes en médecine complémentaire ont déjà l'occasion de prendre position sur tous ces aspects, faisait valoir de son côté le ministre de la santé Alain Berset, opposé à la motion. La composition des "task force" scientifiques n'est pas gravée dans le marbre. Et il ne revient pas au gouvernement de choisir en priorité certains médecins en fonction des approches thérapeutiques et des méthodes de traitement spécifiques qu'ils pratiquent, comme la médecine complémentaire.