Actuellement, la SCH ne peut octroyer de prêts qu'aux établissements situés dans les régions touristiques et les stations thermales. La définition en exclut les grandes villes et leurs agglomérations, a expliqué Daniela Schneeberger (PLR/BL) au nom de la commission.
Ces restrictions ne correspondent plus aux réalités actuelles. Zurich ou Genève accueillent également des touristes en vacances et sont le point de départ pour des excursions en montagne. Il n'est plus possible d'établir une distinction nette.
L'udc et le Conseil fédéral se sont opposés au texte. Pour le ministre de l'économie Guy Parmelin, les études ont montré qu'il était judicieux de limiter le soutien financier de la SCH aux régions à forte intensité touristique qui subissent de profondes fluctuations saisonnières. Soit, le Valais, les Grisons et le canton de Berne. La motion met sous pression les régions de montagne, a critiqué Thomas Aeschi (UDC/ZG).
L'hôtellerie dans les grandes villes a largement profité des mesures Covid et du programme de relance du tourisme, a encore souligné M. Parmelin. Par ailleurs, les conditions-cadres qui régissent le secteur dans les zones urbaines sont très attrayantes, notamment concernant l'immobilier ou le tourisme à l'année, a-t-il poursuivi.
Ces établissements sont plus rentables. Le recul enregistré ces dernières années est temporaire et lié au Covid-19, selon le ministre. Une intervention étatique ne se justifie pas.