(ats) La révision de la loi sur la chasse introduisant des tirs préventifs de loups est quasiment bouclée. Le Conseil des Etats s'est rallié lundi à plusieurs ajouts du National. Ne reste plus que quelques différences d'ordre rédactionnel.

Les sénateurs ont tacitement accepté de renforcer la protection de la faune sauvage: tout animal blessé devra être recherché et abattu par des personnes habilitées à le faire. En outre, d'entente avec les cantons, le Conseil fédéral désigne des corridors faunistiques d'importance suprarégionale destinés à relier les biotopes des animaux sauvages.

Les sénateurs sont aussi d'accord que les cantons veillent à informer suffisamment la population sur la faune sauvage, en particulier sur les grands prédateurs. Et en collaboration avec les cantons, la Confédération recense et documente les populations de grands prédateurs, leur rôle dans l’écosystème et les dommages directs et indirects causés par eux.

Le dossier repart mardi au Conseil national pour les ultimes différences. Avec la nouvelle loi sur la chasse, il sera possible de tirer le prédateur avant qu'il n'ait commis des dommages. La législation en vigueur n'admet la régulation du canidé qu'après qu'il s'en est pris à un certain nombre de proies.