(ats) Le National ne veut pas modifier la Constitution afin de permettre la gratuité des transports publics aux niveaux communal et cantonal. Il a refusé lundi par 126 voix contre 61 et 9 abstentions d'entrer en matière sur une initiative parlementaire de Stefania Prezioso Batou (EàG/GE).

Actuellement, la Constitution fédérale stipule que "les prix payés par les usagers des transports publics couvrent une part appropriée des coûts". La Genevoise souhaite la modifier afin d'introduire la possibilité de la gratuité.

Des initiatives sur la gratuité des transports publics ont en effet été invalidées dans plusieurs cantons car jugées contraire à la Constitution fédérale. Le Tribunal fédéral devra se prononcer sur la question. Il a été saisi d'un recours par les jeunesses de gauche fribourgeoises après que le Grand Conseil a invalidé un tel texte.

Cette modification constitutionnelle est une mesure de politique climatique nécessaire, a tenté de faire valoir la gauche, en vain. Et de souligner qu'il s'agit uniquement de prévoir une possibilité, afin que les cantons et les communes qui souhaitent introduire la gratuité des transports publics ne soient pas empêchés de le faire.

Illusion ?

Mais la majorité bourgeoise ne veut pas changer de paradigme. Si on passe à la gratuité, on peut s'attendre à une hausse massive des coûts. Les employés, les équipements, les infrastructures, les véhicules ont un coût, a argumenté Olivier Feller (PLR/VD).

La gratuité est illusoire. Au final, les contribuables devraient passer à la caisse. Et de rappeler que des réductions existent déjà ou sont en cours de planification pour certaines catégories de la population, comme les jeunes.