(ats) Le National se penche mercredi sur l'internement des assassins mineurs. Suivant le Conseil des Etats, il devrait donner son feu vert à ce durcissement voulu par le Conseil fédéral, au grand dam de la gauche qui va tenter de s'y opposer.

La commission compétente du National reconnaît qu'il s'agit d'une question délicate, mais estime que la réglementation est formulée de manière très restrictive. La modification ne doit s'appliquer qu’aux personnes qui ont commis un assassinat après l’âge de 16 ans et qui, à la fin de la peine ou de la mesure relevant du droit pénal des mineurs, présentent un risque sérieux de commettre un nouvel assassinat.

Une minorité de la commission souhaite étendre la possibilité d’internement à d’autres délits tels que le meurtre, les lésions corporelles graves ou le viol.

Initialement, le projet du Conseil fédéral prévoyait que tous les jeunes condamnés à cinq ans de prison au minimum pour des crimes très graves visant l'intégrité physique, psychique ou sexuelle d'une personne puissent être internés. Le gouvernement avait revu sa copie à la baisse après la consultation.

La commission demande par ailleurs que la peine maximale pour un assassinat commis après l’âge de 16 ans soit portée de quatre à six ans.

Le National devrait aussi accepter un autre pan de la révision. Ce dernier prévoit qu'aucun congé non accompagné ne soit accordé aux délinquants qui subissent un internement ou une peine privative de liberté en milieu fermé. La gauche va aussi tenter de s'y opposer.