(ats) Les cours de rééducation du périnée, qui suivent la naissance d'un enfant, ne seront pas remboursés. Le National a enterré par 111 voix contre 76 une motion d'Irène Kälin (Vert-e-s/AG) qui demandait une contribution de 300 francs.

Si l'assurance maladie participe aux frais des cours d'accouchement à hauteur de 150 francs, ce n'est pas le cas pour les cours post-natals qui sont entièrement à charge de la mère. Cette situation donne l'impression qu'un cours de préparation à l'accouchement est plus important pour la santé que la rééducation périnéale, critique l'Argovienne.

Elle signifie aussi que de nombreuses mères renoncent à un cours de rééducation périnéale pour des raisons financières. La rééducation périnéale est pourtant essentielle pour prévenir les problèmes de santé ultérieurs. Les mères qui n'ont pas pratiqué la rééducation périnéale souffrent souvent, des années plus tard, de limitations fonctionnelles du plancher pelvien, du ventre et du dos ou doivent même faire face à des séquelles plus graves encore, explique Mme Kälin.

Le Conseil fédéral s'y oppose. Il existe déjà des possibilités d'entrée en matière pour des mesures médicales, a argué la ministre de la santé Elisabeth Baume-Schneider. Par ailleurs, les cours de rééducation de périnée entraîneraient une augmentation des coûts à la charge de l'assurance obligatoire d'environ 27 millions de francs par année.

Exonération

Le Conseil national a également rejeté, par 127 contre 61 voix, une seconde motion de Mme Kälin visant à prolonger l'exonération de la participation des coûts pour les prestations liées à la maternité. Actuellement, ce droit s'éteint 56 jours après l'accouchement.

Mais certaines mères font face à des complications ou des problèmes de santé liés à l'accouchement après ces huit semaines. Il n'est pas acceptable qu'une mère dont les restes placentaires ne sont enlevés chirurgicalement que 60 jours après l'accouchement pour des raisons d'agenda soit traitée différemment d'une mère plus "chanceuse" dont le curetage peut avoir lieu avant l'expiration des 56 jours, exemplifie l'Argovienne.

L'exonération doit donc être prolongée et s'étendre à un an après l'accouchement. Cela permettra de couvrir les principaux problèmes qui surviennent directement et en raison de la maternité ou de l'accouchement. L'exonération actuelle est jugée "adéquate", a indiqué Mme Baume-Schneider.