La Thurgovienne s'inquiète de l'activité en Suisse des négateurs d'Etat. Ils rejettent l'Etat et l'ordre juridique, vivent selon la logique de leurs théories conspirationnistes et inventent des lois, qu'ils vont parfois jusqu'à tenter d'imposer aux autorités et aux fonctionnaires, y compris par la violence, a-t-elle énuméré.
Et d'estimer que ce phénomène est indigne d'une démocratie et qu'il représente une menace sérieuse. Les négateurs d'Etat ont augmenté leurs activités, ce qui complexifie voire paralyse le travail de l'administration, comme les offices des poursuites et des impôts, ainsi que de la police. Dans le pire des cas, les fonctionnaires sont eux-mêmes pris pour cible, jusqu'à leur domicile, a-t-elle relevé.
Nina Schläfli demande donc un rapport pour analyser ce phénomène. Il s'agira aussi d'exposer les mesures préventives et punitives possibles.
Le Conseil fédéral était d'accord. Le nombre de négateurs d'Etat n'a cessé d'augmenter ces dernières années, a souligné le ministre de la justice Beat Jans. Le Service de renseignement de la Confédération ainsi que les autorités de poursuite pénale cantonales et fédérales disposent de plusieurs instruments pour lutter contre la propagation d'idéologies violentes. Mais il manque un tableau complet de la situation.
Gregor Rutz (UDC/ZH) a reconnu l'importance de la sécurité et de l'ordre public, mais le code pénal punit déjà ces actions. Il a aussi parlé de "cas isolés". Et de demander plutôt d'écouter ces personnes et de prendre leur avis au sérieux même si on n'est pas d'accord avec elles. "C'est l'essence de la démocratie." Au-delà de son parti, le Zurichois n'a convaincu que le PLR.