(ats) À l'avenir, les cantons devraient être autorisés à accorder jusqu'à douze ouvertures dominicales par an, a estimé vendredi le National. Il diverge ainsi de la position du Conseil des États, qui s'est prononcé en juin contre un assouplissement des horaires d'ouverture des magasins.

Par 97 voix contre 95 et 4 abstentions, le Conseil national a décidé de maintenir la possibilité d'étendre les ouvertures dominicales. Il appartient désormais au Conseil des États de se prononcer à nouveau.

Pour la majorité, il existe un besoin social de pouvoir faire ses achats le dimanche également. Un assouplissement modéré permettrait au commerce de détail de s’adapter à cette demande et contribuerait également à l’attractivité des centres-villes.

Les cantons pourraient décider eux-mêmes, dans le cadre d’un processus démocratique, s’ils souhaitent faire usage de cette possibilité. La révision permettrait de tenir compte des spécificités régionales, a déclaré Martin Hübscher (UDC/ZH) au nom de la commission.

Lors de la session d’été, le Conseil des États avait décidé, à une très courte majorité, de maintenir le nombre de dimanches d’ouverture sans autorisation à quatre par an. Une "alliance du dimanche", composée de membres du issus du PS, des Verts, du Centre et de l'UDC, s'est imposée grâce à la voix prépondérante du président du Conseil, Stefan Engler (Centre/GR).

Le status quo a également été défendu par le conseiller national Leo Müller (Centre/LU). Il existe déjà de nombreuses possibilités d’ouvrir les magasins le dimanche, a-t-il déclaré. De plus, les jeunes eux-mêmes ne jugent pas nécessaire de pouvoir faire leurs achats sept jours sur sept. Et le volume des achats n’augmente pas pour autant, il se répartit simplement sur davantage de jours.