La Fédération des médecins suisses et la Conférence des directeurs cantonaux de la santé sont derrière ce nouveau modèle, qu´elles ont présenté vendredi à la commission de la santé publique. Ce projet prévoit de soumettre la question de la maîtrise du nombre de médecins à un pilotage politique.
Contrairement au gel de l´ouverture de nouveaux cabinets médicaux (récemment prolongé jusqu´à fin 2009), ce modèle ne reposerait pas sur des plafonds. Il s´agirait plutôt de manoeuvrer en tenant compte des pénuries et des surabondances de l´offre, a expliqué le président de la commission Urs Schwaller (PDC/FR) devant la presse.
Décision en août
La commission se penchera une nouvelle fois en août sur cette alternative. Elle décidera alors si elle la concrétise ou si elle abandonne la partie. Dans la deuxième hypothèse, qui n´est pas exclue, aucune réglementation ne prendrait le relais du gel des cabinets début 2010.
Il n´est en effet pas possible de se baser sur les solutions discutées jusqu´ici et d´élaborer en trois ou quatre mois un projet qui puisse réunir une majorité, a constaté la commission. La votation du 1er juin a modifié la donne, a commenté Urs Schwaller. Le clair refus de l´article constitutionnel sur l´assurance maladie a davantange cimenté les opinions qu´ouvert la discussion.
Le Fribourgeois n´a pas exclu toutefois que le Parlement revienne plus tard - soit après la levée du moratoire sur l´ouverture de cabinets - avec un projet visant à laisser aux assureurs le libre-choix des médecins dont ils remboursent les soins. Le dossier traîne depuis près de cinq ans devant la commission. Trois modèles étaient encore en discussion.
27 juin 2008