Berne, le mercredi 19 octobre 2011
Les paroles prononcées font foi.
Cher Monsieur le Président de l’UIP,
Chers Collègues parlementaires,
Cher Monsieur le Secrétaire général de l’UIP,
Excellences,
Mesdames et Messieurs,
La 125e assemblée de l’Union interparlementaire a été le théâtre d’une intense activité parlementaire et d’une fructueuse activité diplomatique. Au terme de ces trois jours d’échanges, je me sens plein de gratitude. C’est un petit miracle qu’un tel événement ait pu exister.
Je voudrais remercier chaque membre des 129 parlements présents d’avoir participé aux discussions en plénum mais aussi à toutes les réunions connexes. Je salue à cet égard la discussion très ouverte au sein du comité sur les questions du Moyen-Orient, à propos de la demande d’autonomie de la Palestine.
Dans le cadre du plénum, nous avons débattu du désarmement nucléaire, des conséquences du printemps de jasmin au Moyen-Orient et en Afrique du Nord, de la régulation des marchés financiers, de la gouvernance mondiale, de l’accès aux soins de santé pour les femmes et les enfants ainsi que de l’économie verte.
Ces préoccupations mondiales aigües ont pris une réalité nouvelle à travers les exposés des délégués qui sont montés à la tribune. Grâce à toutes ces contributions de première main, l’assemblée de l’UIP et l’opinion publique internationale ont progressé dans la compréhension des problématiques qui agitent notre monde.
Dans cette perspective, je suis aussi heureux que notre assemblée ait voté une résolution pour lutter contre La famine tragique qui frappe la population en Somalie. La faim est la forme la plus intolérable de la violence contre les peuples et nous devons peser de tout notre poids pour que l’éradication de ce fléau figure tout en haut de l’agenda de nos Etats.
Il est aussi réjouissant que notre assemblée ait adopté -pour la première fois de son histoire ! - un plan stratégique. Cette feuille de route est encore très générale mais elle accrédite la volonté des parlements de jouer pleinement leur rôle dans la gouvernance des Etats.
Le fait que le budget de l’UIP ait été maintenu en dépit de la crise économique et financière montre combien cette volonté de faire entendre toutes les composantes de nos populations est forte. Je pense en particulier au continent africain qui vit des réformes fondamentales.
Et comme président de l’Assemblée fédérale, je note évidement avec satisfaction que la Suisse va prendre la succession de la Norvège en tant qu’auditeur externe des finances de l’UIP.
Cette 125e assemblée a été l’occasion d’innombrables contacts informels entre les délégations et je suis certain que ces échanges porteront leurs fruits.
J’exprime ma reconnaissance aux experts, dans les délégations, qui ont soutenu, avec compétence, le travail des 600 législateurs rassemblés dans le Palais des Congrès de Berne. J’adresse un merci particulier au secrétariat de l’UIP et aux Services du Parlement suisse qui ont contribué de manière décisive au bon déroulement et au climat très constructif des assises bernoises de l’UIP.
Chers collègues parlementaires,
Je souhaite du fond du cœur que l’assemblée de Berne vous insuffle une énergie et un courage nouveaux : face aux difficultés actuelles, la tâche peut paraître immense mais je vous encourage à affronter l’avenir avec confiance et détermination. Comme le disait le premier secrétaire général de l’UIP, Charles-Albert Gobat, « L’utopie d’aujourd’hui peut devenir réalité demain ».
Le Parlement suisse et la ville de Berne se réjouissent déjà de vous recevoir pour un prochain jubilé… En attendant, je vous donne rendez-vous à Kampala. Vive l’Union interparlementaire !
Le président du Conseil national, Jean-René Germanier