Par 18 voix contre 3, la commission de la politique de sécurité du National propose au plénum de prendre connaissance le rapport du Département de la defense en l´approuvant, a indiqué mardi son président Jean-Pierre Bonny (PRD/BE).
Trois des cinq membres UDC de la commission souhaitent pour leur part que le National se contente d´en prendre connaissance. Ils estiment en effet que ce rapport constitue l´antichambre pour l´armement des militaires engagées dans des missions de paix à l´étranger, d´après le président.
Pas de choix lors du recrutement
Le débat sur le rapport esquissant les grandes lignes de la future politique de sécurité sera l´un des points forts de la session de décembre, outre la rélection du Conseil fédéral, a estimé M. Bonny. Le rapport sert en effet de base à la réforme de l´armée prévue pour 2003.
Malgré son soutien de fond, la commission ne s´est pas privée de soulever quelques critiques. La majorité s´oppose à l´idée que les personnes astreintes au service puisse choisir entre l´armée et la protection civile (une des trois variantes présentées dans le rapport). Les commissaires demandent que les travaux pour la future Armée 2003 progressent rapidement.
Affaire Bellasi
La commission a une nouvelle fois discuté des conséquences de l´affaire Bellasi au sein du Département de la défense. Le divisionnaire Martin von Orelli a réussi à la convaincre que le personnel du Groupe des renseignements est désormais mieux encadré, a expliqué en substance M. Bonny.
L´avenir du divisionnaire Peter Regli, chef suspendu du Groupe des renseignements, n´a pas été abordé. La question sera réglée rapidement après la remise des rapports sur l´affaire Bellasi et les relations avec l´Afrique du Sud à fin novembre, a estimé à titre personnel M. Bonny.
sda/ats 02.11.1999