Le loup, excessivement adulé par les uns, exagérément détesté par les autres, colle aux débats parlementaires et à mon cheminement politique comme le sparadrap aux doigts du capitaine Haddock.
1971, a pris sa place sur la frise des dates historiques de la salle du Conseil des États. L’année qui a vu les femmes accéder au droit de vote et d’éligibilité est en résonance avec 2019: la représentation féminine dans la Chambre haute a plus que doublé lors des élections fédérales.
Le président du Conseil des Etats Jean-René Fournier inaugure la plaquette «1971» sur la frise entourant la salle du Conseil. L’accès des citoyennes suisses au droit de vote et d’éligibilité est ainsi consacré comme une étape déterminante de notre démocratie.
Un regret en quittant la fonction: Le pincement de cœur qui nous saisit lorsque la page d’une aventure personnelle, mais aussi humaine et politique, exceptionnelle, se tourne, tout en prenant conscience du privilège d’avoir pu la vivre.
La charge de travail s’estompe dans le tourbillon de la quantité et de la diversité des matières à traiter et dans la tension constante du souci de conduire avec efficacité et souplesse les débats parlementaires dans le respect de tous ses collègues.
La moto ouvre une parenthèse de liberté bienvenue au terme d’une semaine de session qui a régné sans partage sur l’esprit du parlementaire. C’est au tour de la machine de requérir toute la concentration de l’élu.
La raclette sent bon ma terre valaisanne. Elle a su exprimer avec succès, et pour le plus grand plaisir des convives d’un jour, ma reconnaissance vis-à-vis du personnel des Services du Parlement. Cet appui à la présidence des conseils est aussi efficace qu’indispensable.
La Terrasse du président du Conseil des États ou comment tirer le meilleur d’un espace oublié, et jusque-là inerte. Cet espace se prête de toute évidence à l’épanouissement de la convivialité.
Préparatifs pour la raclette destinée aux collaborateurs des Services du Parlement sur la Terrasse du président du Conseil des Etats.
Chasse et vie parlementaire sont incompatibles, les semaines de chasse en Valais coïncidant avec la session d’automne. Bien avant l’arrivée de la vague verte, j’ai soigné ma frustration en m’adonnant à la photographie, une chasse autorisée toute l’année.
Un moment particulier: l’élection au premier tour de Viola Amherd et de Karin Keller-Sutter au Conseil fédéralle 5 décembre 2018. L’Assemblée fédérale a plébiscité la compétence, l’expérience et l’engagement de deux femmes dans leurs diversités. Chacune et chacun dans la salle était conscient de vivre un moment historique. Une telle «communion» dès le premier tour n’est pas si fréquente; nous sommes habitués à vivre des élections au Conseil fédéral plus discutées et plus clivantes.
Les adieux sont des moments d’intenses émotions, même pour les «sages» sénatrices et sénateurs de la «chambre de réflexion». Ces moments contiennent des étincelles d’éternité et le président doit réussir une vraie performance: trouver l’équilibre entre les éloges aussi mesurés que fondés sur des faits et des éclairages, les teinter d’humour en rappelant des traits de caractère connus de tous.