Pour le canton des Grisons, il faut augmenter les effectifs du Corps des gardes-frontière. C’est ce qu’il propose dans son initiative 17.318. Selon lui, il faut également le doter d'un équipement et d'infrastructures modernes, de sorte qu'il puisse relever de manière satisfaisante les défis croissants qu'il rencontre dans le cadre de ses tâches de douane et de sécurité et en matière d'immigration illégale. Le canton des Grisons explique ne pouvoir affronter les risques actuels et futurs posés par la criminalité transfrontalière, l'immigration illégale et la menace terroriste latente qu'en partenariat avec le Cgfr. Selon lui, en raison de l'augmentation massive de l'immigration - notamment illégale - observée ces dernières années dans la plupart des régions frontalières du pays, la charge de travail incombant au Cgfr et à ses collaborateurs atteint régulièrement un seuil critique.
L’initiative 18.307 du canton du Valais poursuit le même but.
La graphiste biennoise, née en 1972, Caroline Rutz signe ses dessins de presse «Caro». Du Bieler Tagblatt au Journal du Jura, de PME Magazine au petit satirique romand Vigousse, elle croque l’«actu» depuis bientôt un quart de siècle, sur un ton grinçant et sarcastique.
Pour la
Commission de la politique de sécurité du Conseil des Etats (CPS-E), une telle mesure n'est à ce stade pas nécessaire. La commission propose ainsi, par 9 voix contre 4, de ne pas donner suite aux deux initiatives des cantons des Grisons et du Valais. En effet, la majorité de la commission constate que les mesures prises ces dernières années (augmentation du nombre de postes, modernisation des moyens techniques des gardes-frontière, adaptation du concept d'engagement, recours à des moyens de l'armée, etc.) permettent au Cgfr, de l'avis des responsables concernés, de remplir ses missions à satisfaction. Deux minorités proposent de donner suite aux initiatives cantonales.
Si la situation devait se détériorer, notamment sur le plan de la politique migratoire, il est prévu que des unités de la police militaire (au maximum 50 personnes) apportent un appui au Cgfr. La commission soutient cette idée et propose, par 6 voix contre 5 et 2 abstentions d'approuver une motion du groupe UDC (17.3392) qui va dans ce sens.
Sources: Texte de l’initiative cantonale 17.318 et communiqué de presse de la CPS-E