Les paroles prononcées font foi

Pour la cohésion sociale, la prospérité partagée et la paix

Mesdames et Messieurs les Conseillères et Conseillers nationaux,
Mesdames et Messieurs les représentants des autorités cantonales et communales du canton du Valais,
Mesdames et Messieurs,

Par vos suffrages, vous venez de m’élire à la présidence de notre Conseil, chers Collègues. Je vous remercie très sincèrement de l’honneur que vous me faites. Accéder «au perchoir» la dernière année de cette 49ème législature et de mon mandat de parlementaire fédéral n’est pas qu’un hasard du calendrier. C’est une nouvelle responsabilité: celle de servir la noble institution démocratique qu’est notre Parlement fédéral, de contribuer à son bon fonctionnement et à son rayonnement, en Suisse et à l’étranger.

La cohésion sociale, et le renforcement de notre capacité à vivre ensemble;  l’économie au service de la société et d’une prospérité partagée; l’ouverture et la solidarité pour un monde de paix: durant cette année particulière, je veux inscrire les rencontres avec la population et les visites aux pays amis dans la continuité de mon engagement politique.

«Vivere insieme» non è qualcosa di scontato. Un destino comune va forgiato, coltivato, costruito.

Il «vivere insieme» si fonda su valori, sulla ferrea volontà di intessere legami e integrare tutte le componenti della società. Ciò rappresenta un’importante sfida a livello politico, richiede infatti la capacità di riconoscere il bene comune e la solidarietà. Vivere insieme, in modo sostenibile e in una democrazia degna di tale nome, esige rispetto e tolleranza.

Dans une société marquée du sceau de l’individualisme et des intérêts particuliers, le «Vivre ensemble» est une quête ambitieuse. Il faut donc le réinventer ou se le réapproprier. Cette responsabilité est la nôtre et nous devons l’assumer,  concrètement, dans notre quotidien politique.

Das «Miteinander» ist kein Selbstläufer in einem Land mit drei grossen Kulturgemeinschaften, vier Landessprachen und einer Vielzahl Dialekte; in einem Land, dessen Wirtschaftsleben sich zu einem grossen Teil auf internationaler Ebene abspielt; und in einem komplexen Umfeld, wo die Landessprachen nicht nur ein Verständigungsmittel, sondern auch ein Mittel für das gegenseitige Verständnis sind. Die Pflege der Landessprachen ist deshalb für den nationalen Zusammenhalt ausschlaggebend.

Sprachen geben uns eine Identität und bringen uns wirtschaftlichen Nutzen. Doch wir sollten sie auch miteinander teilen, sie als Brücken benützen. Obschon es nicht einfach ist, sich in einer andern Sprache zu verständigen – wir erleben das täglich hier im Bundeshaus – sollten wir das Erlernen anderer Landessprachen fördern.
Denn dieser Spracherwerb wird, so wie einst, die Jugend und die älteren Generationen aller Landesteile auch in Zukunft einander näherbringen.

Le «Vivre ensemble» dépend aussi de l’attention que nous accordons aux plus faibles d’entre nous et de la qualité de nos politiques de solidarité. Si nous affaiblissons les prestations de l’aide sociale, dernier filet de protection de la population, c’en sera fini de la solidarité. Les membres les plus fragiles de notre société devront-ils demander la charité dans l’un des pays les plus riches du monde. Est-ce là ce que l’on veut?

Qui se souvient encore qu’en Suisse, des centaines de milliers de personnes dépendaient, de l’assistance publique au lendemain de la première guerre mondiale? Ce pays fut très pauvre et s’il est prospère aujourd’hui, il le doit aussi à la qualité de son système de protection sociale. Prenons garde de n’avoir rien appris ou tout oublié! Assumons la Constitution fédérale et reconnaissons aux plus faibles leur place et leur dignité.

Car il n’est de prospérité véritable que partagée. Cette prospérité collective s’exprime magnifiquement dans la Suisse de l’intelligence, de la recherche, de l’innovation et des transferts de technologies. Mais cette Suisse, qui fait notre fierté, a besoin d’un esprit d’ouverture et d’échange. Car on est rarement intelligent tout seul!

Unsere Hochschulen und unsere Forschung müssen an den internationalen Bildungs- und Forschungsprogrammen vollumfänglich teilnehmen können. 
Wir Politikerinnen und Politiker müssen dafür sorgen, dass es zu keinen widersinnigen und wirtschaftlich kontraproduktiven Einschränkungen kommt. Als Präsident und als Forscher freue ich mich, unsere Einrichtungen und Unternehmen kennenzulernen, die für Erfindung und Innovation stehen. Diese Unternehmen sind unsere Zukunft und die Zukunft unserer Jugend. Sie sind der Schlüssel zu unserer Wohlfahrt.

Mesdames et Messieurs,

Les milliards investis dans la recherche viendront-ils à bout des épidémies qui menacent des populations entières, à l’image d’Ebola? Le partage des savoirs peut-il redonner l’espoir d’une vie meilleure à des millions d’êtres humains réduits à la pauvreté? Comment dépasser notre impuissance?

2014 s’achève sur des conflits sanglants et l’année 2015 sera sans doute elle aussi marquée par les guerres et les violences. Devant ces tragédies, les questions se bousculent. Comment la barbarie peut-elle encore résister à tant d’intelligence et de mémoire? 

Lorsque des équilibres géopolitiques, que l’on croyait solides, se rompent, il incombe aux pays les plus riches, disposant des diplomates les mieux aguerris et des technologies les plus développées, de faire acte de solidarité, au service du monde. Notre pays, dépositaire des Convention de Genève, notre Suisse des bons offices, reconnue pour ses compétences de médiation et de conciliation, doit résolument s’engager pour la paix et la prévention des conflits. Il doit participer à la lutte contre la maladie et la misère.

Renforcer la cohésion sociale et la solidarité internationale, équilibrer les relations entre l’économie et la société, voilà de grandes ambitions.  « Vivre ensemble » est un défi.  Relevons-le en faisant prospérer la Suisse multiculturelle, riche de ses diversités, linguistiques, géographiques, politiques, économiques et sociales. Et faisons jouer à notre pays le rôle qui lui revient sur la scène internationale.

Chers et chères collègues,

Je vous remercie très sincèrement de votre confiance. Sachez que je compte sur votre précieuse collaboration pour que nos travaux soient de haute tenue et se déroulent dans le respect des uns et des autres et de nos idées.

Je ne saurais terminer sans remercier celles et ceux qui m’ont accompagné et soutenu dans mon engagement politique : ma famille, mes amis, mon parti, et plus particulièrement le groupe socialiste, qui a porté ma candidature à la présidence du Conseil national.

Ein besonderer Dank gebührt auch Ruedi Lustenberger.
Lieber Ruedi, du warst zwei Jahre lang mein Mentor. Mir, dem Akademiker, war es mit 50 Jahren vergönnt, auf Tuchfühlung mit der dualen Ausbildung und einem echten Lehrmeister zu gehen. Hoffen wir, dass Sie alle von dieser wertvollen Erfahrung profitieren können! Danke, Ruedi, für diese ausgezeichnete Zusammenarbeit.

Selon la tradition, voici maintenant un petit intermède musical. Le groupe ad hoc qui se présente à nous est composé de musiciens provenant de diverses régions du Valais. Ils ont, comme moi, quitté leur canton pour Lausanne, Genève, Fribourg et Berne, où ils jouent dans différents orchestres.

 

(Après la prestation)
A la trompette : Métrailler Gérard, Jean-Jacques Schmid, Pierre Nicolet.
Au trombone : Edouard Chappot, Guillaume Copt, Vincent Métrailler.
Merci à Edouard Chappot, compositeur de la 2ème pièce qui a été interprétée.