L'avenir passe par les femmes
Mesdames, chères amies,
Je tiens tout d'abord à vous remercier très chaleureusement d'avoir répondu à mon invitation à l'occasion de la Journée internationale de la femme.
Mon but, en organisant cette journée, avec l'appui précieux des collaboratrices et collaborateurs des Services du Parlement, n'était ni d'organiser une manifestation de grande ampleur ni de réaliser un ersatz de Congrès des femmes. Pas question non plus d'exclure les hommes dont j'apprécie, chez certain(s), chaque jour la capacité à partager les tâches et les responsabilités. J'ai simplement souhaité faire la fête avec vous, sans pleurer sur notre sort, sans faire valoir de revendications particulières, simplement pour nourrir notre enthousiasme et notre énergie au contact les unes des autres. Mon but était tout simplement de montrer, grâce à vous et avec vous :
• que les femmes sont actives dans toutes les branches de la société, à tous les niveaux, dans tous les milieux,
• qu'elles constituent, que vous constituez, une force indispensable au bon fonctionnement de la société, en étant actives partout…même auprès de vos enfants,
• que vous vous intéressez - et votre présence ici aujourd'hui le prouve - à ce qui se passe en-dehors de votre propre milieu et que si l'on aborde, par exemple dans ces murs, un sujet qui vous concerne, vous serez là pour donner votre avis,
• bref, que le monde ne peut se passer de vous.
Cette enceinte n'a que trop été le théâtre de discours sans fin mais je ne saurais ouvrir cette manifestation sans exprimer ma solidarité qui est aussi, sans aucun doute, la vôtre avec toutes ces femmes qui payent de leur vie, de leur santé ou de leur liberté leur engagement, leur lutte pour la reconnaissance des droits humains ou pour un monde plus juste, qu'elles soient célèbres, comme Ingrid Betancourt ou Aung San Suu Kyi, ou inconnues.
Je ne peux pas non plus - au moment où nous nous retrouvons pour nous raconter ce que nous faisons de visible ou d'invisible - ne pas évoquer avec tristesse la mort tragique, hier, de l'une de nous, de cette remarquable sportive qu'était Franziska Rochat-Moser et je vous demanderai de bien vouloir vous lever pour observer une minute de silence à sa mémoire, en pensée avec sa famille et tous ses proches.
Malgré la tristesse, nous nous retrouvons maintenant, réellement ou en pensées et nous sommes toutes disposées à écouter les témoignages de ces femmes qui, parmi les nombreuses que nous avons contactées pour l'occasion, ont eu la disponibilité et la gentillesse de répondre positivement.