La proposition de Michel Béguelin (PS/VD) de renvoyer le dossier au Conseil fédéral a été rejetée. Il se serait agi de supprimer les 990 millions de francs destinés à l'achat des 186 chars suédois et d'attendre que le concept d'Armée XXI soit plus clairement défini: taille de l'armée, rôle de la neutralité et du système de milice
La CPS a pu voir le modèle de char choisi par le gouvernement à l'oeuvre à Thoune (BE) et a délibéré de l'opportunité de son achat. Elle est arrivée à la conclusion que cela n'avait pas de sens de différer l'acquisition d'une arme dont on a de toute façon besoin, a souligné Hans-Rudolf Merz (PRD/AR).
Chars nécessaires
Deux tiers des Suisses sont pour le maintien d'une armée, a ajouté le président de la commission Pierre Paupe (PDC/JU). Or une armée sans brigade blindée n'est plus une armée. Ces chars sont nécessaires, notamment pour remplacer les M-113 vieux de 40 ans, d'après le Jurassien. Ils permettraient d'équiper quatre bataillons.
Le crédit de 1,178 milliard de francs inclut également 120 véhicules d'exploration pour les commandants de tir de l'artillerie (166 millions de francs) et douze systèmes légers de déminage (22 millions de francs). Leur achat n'a pas soulevé d'opposition au sein de la commission.
Selon Pierre Paupe, l'"helvétisation" des 186 chars suédois ne pose également pas de problème. Les modifications apportées en Suisse relèvent du courant normal et ne constituent qu'une augmentation de 1 % des coûts, a répondu le président de la CPS aux journalistes.
Enfin, la commission a accueilli favorablement les explications apportées par le ministre de la défense Adolf Ogi sur les consultations du Conseil fédéral quant aux lignes directrices d'Armée XXI, a précisé Pierre Paupe.
sda/ats 11.05.2002