L´idée de condamner Washington pour violation des droits humains et d´exiger des dédommagements conséquents pour les personnes concernées a été rejetée par 14 voix contre 3. Avant de décider d´une quelconque intervention, la commission souhaite entendre le conseiller aux Etats Dick Marty (PRD/TI) lors de sa prochaine séance, à la mi-février.
En tant qu´enquêteur du Conseil de l´Europe sur la question, M. Marty est parfaitement qualifié pour informer les autres parlementaires, a déclaré le président de la commission Luzi Stamm (UDC/AG) mardi devant la presse.
Pour l´heure, il ne semble exister aucune preuve de l´existence des prisons secrètes de la CIA en Europe, a répété le démocrate du centre. Pour lui, un pays comme la Suisse ne peut se permettre de critiquer les Etats-Unis si les faits ne sont pas avérés.
Libre-échange
Quant à l´accord de libre-échange prévu entre Berne et Washington, il ne semble pas avoir trop pâti de la publication des indiscrétions. Pour l´heure, tout procède comme prévu, même s´il n´y a encore rien de concret, a relevé M. Stamm. Les discussions préalables se poursuivent.
La semaine dernière, la commission soeur du Conseil des Etats s´est montrée bien plus alarmée par les conséquences des fuites sur les relations avec les Etats-Unis. Elle a notamment demandé au Conseil fédéral d´intervenir sur le plan diplomatique afin de prévenir d´éventuelles atteintes aux intérêts suisses.