<p>Berne (ats) Le Conseil national devrait se prononcer durant la session d´hiver sur la nouvelle révision de la loi sur les stupéfiants. Sa commission de la santé s´en est tenue à son projet, qui écarte la question de la dépénalisation du cannabis.
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La commission a notamment rejeté les propositions du Conseil fédéral sur deux points, a indiqué son président Pierre Triponez (PRD/BE) vendredi devant la presse. Elle a tenu à inscrire l´abstinence comme but de la politique en matière de drogues et à faire figurer l´héroïne de la liste des substances interdites.

La prescription de ce produit à titre médical restera toutefois autorisée. La commission a en revanche accepté d´adapter la loi au nouveau code pénal concernant les peines.

Nouveau projet

La nouvelle révision doit reprendre le flambeau du projet initial du gouvernement visant notamment à décriminaliser les fumeurs de joints, enterré en juin 2004 par le National. Centrée sur les éléments qui n´avaient guère été contestés à l´époque, elle ancre le principe de la politique dite des quatre piliers en mettant l´accent sur la protection de la jeunesse.

Un laboratoire national de référence devrait pouvoir mener des projets-pilotes sur la consommation de drogues lors de "grands événements". Les raves et autres rassemblements festifs de jeunes sont visés en particulier.

Cannabis

Si le projet prévoit que le cannabis puisse être autorisé comme produit thérapeutique, il fait l´impasse sur la libéralisation de cette substance. Cette question reviendra toutefois sur le devant de la scène, une initiative populaire demandant la dépénalisation de la consommation, de la possession, de l´acquisition et de la culture de chanvre pour un usage personnel ayant été déposée. Le Conseil fédéral préconise le rejet de ce texte.