<p>Berne (ats) La commission de la culture du National vole au secours de la nouvelle loi sur le cinéma. Elle recommande au plénum de ne pas renvoyer le projet, contrairement au Conseil des Etats. Mais un accord avec la branche du cinéma pourrait faire revirer les sénateurs. </p>

A la surprise générale, la Chambre des cantons avait renvoyé la nouvelle loi sur le cinéma à l´expéditeur, le Conseil fédéral, lors de la session de mars à Lugano. La plupart des critiques portaient sur l´interventionnisme excessif de l´Etat. La commission de la Chambre du peuple a vertement critiqué ce procédé, a expliqué son président Johannes Randegger (PRD/BS) vendredi devant la presse. Certains membres ont jugé que le Conseil des Etats s´était fait par trop influencer par le lobby cinématographique américain, d´après lui.

En juin au National

Le Conseil national devra trancher pour ou contre le renvoi lors de la session de juin. S´il refuse de renvoyer la loi, comme le lui propose sa commission à l´unanimité moins une abstention, le Conseil des Etats devra se prononcer à nouveau à l´automne. S´il confirme le renvoi, celui-ci deviendra effectif. Mais la commission du National a voulu assurer ses arrières pour éviter ce cas de figure. D´après M. Randeregger, elle dispose de certaines assurances en ce sens.

Accord informel

Celles-ci proviennent d´un accord trouvé vendredi de la semaine dernière à Zurich, lors d´une rencontre entre les conseillers aux Etats Peter Bieri (PDC/ZG), Fritz Schiesser (PRD/SG) et Anton Cottier (PDC/FR), qui est aussi président de Pro Cinéma, ainsi que d´autres représentants de la branche. Les différents groupes d´intérêts se sont mis d´accord pour trouver une solution accordant davantage d´autonomie à la branche du cinéma dans ses efforts pour assurer la variété de l´offre et la diversité linguistique. La ministre de la culture Ruth Dreifuss soutient cette solution, a indiqué M. Randegger. Avant de préciser que le Conseil des Etats n´y est lié en aucune manière.

sda/ats 27.04.2001