<p>Berne (ats) La durée de l´école de recrues devrait durer 18 ou 21 semaines selon les différentes armes. Par 9 voix contre 2, la commission de la politique de sécurité du Conseil des Etats propose au plénum d´opter pour ce compromis. </p>

La commission se range ainsi au modèle pour lequel avait opté le Conseil national en juin avant de finalement décider de laisser le gouvernement régler le problème, a indiqué son président Hans Hess (PRD/OW) mercredi devant la presse. Elle tient en effet à ce que la durée de l´école de recrues, ainsi que de celle des cours de répétition, reste de la compétence du Parlement.

Selon les armes

Une fois les limites fixées, le Conseil fédéral ne réglerait que les modalités pour chaque arme et pour la formation des spécialistes. En principe, un tiers des appelés, notamment dans le génie ou les troupes sanitaires, effectuerait 18 semaines d´école de recrues et devrait alors accomplir un septième cours de répétition supplémentaire, a expliqué M. Hess.

Les deux tiers restant - l´infanterie, l´artillerie, les troupes de transports et mécanisées notamment - seraient quant à eux formés pendant 21 semaines, comme le prévoyait le Conseil fédéral. Dans un premier temps, le Conseil des Etats s´était prononcé pour 18 semaines pour toutes les recrues.

Par 6 voix contre 5, la commission a en outre précisé que les soldats qui s´acquitteront de leurs obligations d´une traite devront effectuer leur école avec les autres recrues. Il s´agit d´éviter l´apparition de formations de 1ère ou 2e classe, selon M. Hess. Beaucoup craignent une profesionnalisation latente de l´armée avec le service long, a ajouté Pierre Paupe (PDC/JU).

Ancrage territorial

Enfin, la commission tient à donner un ancrage territorial plus strict à la future Armée XXI, même s´il s´agit d´un débat surtout mené au niveau des officiers supérieurs, a reconnu M. Paupe. Elle propose de créer trois états-majors de division (est, ouest, montagne) au lieu de quatre dans la première version adoptée par les sénateurs.

Le nombre des brigades (quatre d´infanterie, trois d´infanterie de montagne, deux de blindés, une de logistique et une d´aide au commandement) continuerait d´être formellement décidé par le Parlement. L´Etat-major général de l´armée céderait quant à lui la place à un Etat-major de planification.

Avec ce modèle, les structures sont plus claires et les responsabilités sont mieux définies, d´après M. Hess. Par 8 voix sans opposition et une abstention, la commission propose par ailleurs d´adopter le programme d´armement 2002, devisé à 674 millions de francs.

sda/ats 28.08.2002