Tous les partis gouvernementaux sont invités à y participer, a indiqué devant la presse le président de la commission de gestion du National Hugo Fasel (PCS/FR) réunie jeudi matin à Berne. La «commission Swisscom» devra établir les faits pour que la commission de gestion puisse faire ensuite des recommandations politiques au Conseil fédéral.
Travail expéditif
L'organe restreint afin de pouvoir travailler de «façon expéditive» est chargé d'établir la chronologie des événements liés à l'annonce des décisions du gouvernements de privatiser Swisscom et de lui interdire des engagements à l'étranger. La commission se demandera qui est entré en scène, à quel moment et pourquoi tout en examinant les bases juridiques de ces initiatives.
A la lumière de ces éléments factuels, l'organe pourra finalement clarifier la stratégie de communication du Conseil fédéral. La «sous-commission Swisscom» informera la commission plénière de l'évolution de ses travaux lors de sa séance du 7 février et rendra son rapport le 28 mars.
«Les grandes lignes doivent être dégagées d'ici là», a dit M. Fasel, soulignant qu'il s'agissait d'objectifs et non pas d'une mise en demeure. La présidence du groupe de travail a été confiée à dessein à un parti non gouvernemental afin d'assurer la neutralité des débats, a encore expliqué le conseiller national.
Coup d'éclat
Pas plus Hugo Fasel que son successeur désigné à la tête de la commission de gestion Kurt Wasserfallen (FDP/BE) n'ont voulu commenter le départ de six des sept conseiller nationaux UDC durant la séance. Les démocrates du centre venaient d'échouer dans leur tentative de dessaisir Hugo Fasel de la présidence des débats. Seule la grisonne UDC Brigitta Gadient a continué de siéger.
Sous-commission ad hoc de la CdG-CN "Swisscom"