<p>Berne (ats) Un tiers des revenus de la taxe sur le CO2 frappant les combustibles, mais au maximum 200 millions par an, devrait être utilisé pour promouvoir des bâtiments moins gourmands en énergie. La commission compétente du National a approuvé ce projet par 19 voix contre 4.
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Le texte, qui vise à concrétiser une initiative parlementaire de Rolf Hegetschweiler (PRD/ZH), va désormais être mis en consultation. Nous attendons surtout de connaître l´avis des cantons avant de présenter un projet définitif au plénum dans quatre à six mois, a indiqué Ruedi Lustenberger (PDC/LU) mardi devant la presse.

La version adoptée par la commission de l´énergie du Conseil national prévoit que les revenus tirés de la taxe, qui sera prélevée dès l´an prochain, servent en partie à encourager la construction de bâtiments présentant une haute efficacité énergétique et à permettre la rénovation du parc actuel. Jusqu´à 30 millions de francs par an pourraient être affectés à l´encouragement des énergies renouvelables.

Près d´un tiers de la consommation d´énergie, et 43 % des émissions de C02, proviennent des bâtiments, a rappelé Ruedi Lustenberger pour justifier les mesures proposées. La taxe sur le CO2 devrait rapporter 220 millions par an dans un premier temps, puis ces revenus devraient à terme tripler.

Dans la foulée, la commission propose de compléter le code des obligations. Ainsi, les bailleurs exonérés de la taxe à la suite de travaux qu´ils n´ont pas répercuté sur les loyers ne seraient pas tenus de verser ce bénéfice aux locataires.