La commission, qui a observé une minute de silence et présente ses condoléances aux familles des victimes, a été informée par le chef de l´armée Roland Nef et celui des Forces aériennes Walter Knutti de la situation, a indiqué son président Bruno Zuppiger (UDC/ZH) lundi devant la presse.
Une série de questions restent encore ouvertes. Il serait toutefois faux de rendre un verdict avant que l´enquête soit terminée, estime la commission, qui juge que ce n´est pas son rôle d´attribuer les responsabilités de cet "accident tragique".
Justice militaire
La commission n´entend pas non plus remettre en question l´indépendance de la justice militaire sur la base de cet événement, selon Bruno Zuppiger. Certains de ses membres souhaiteraient que la justice militaire soit transférée à la justice civile.
"Mais je veux d´abord un débat de fond", a déclaré l´UDC zurichois. Cette discussion sera menée lors d´une prochaine séance, en présence de l´auditeur en chef de l´armée, sur la base d´un postulat de la commission des affaires juridiques du Conseil des Etats. Ce texte demande au Conseil fédéral d´étudier le transfert de toute ou partie des tâches de la justice militaire à la justice civile.
Pressé de questions par les journalistes, le président de la commission n´a pas souhaité se prononcer sur certains détails de l´accident, comme la personnalité du commandant qui a dirigé l´exercice fatal. Il a toutefois reconnu l´utilité pour l´armée des sociétés paramilitaires.
Question de société
Il ne faut pas partir de cas particuliers pour tirer des conclusions générales, a-t-il estimé. Il y a partout des personnes qui respectent scrupuleusement des consignes et d´autres moins. Selon Bruno Zuppiger, ce type de comportement est davantage une question de société que militaire.
L´accident survenu sur la Kander a fait quatre morts. Le corps d´une cinquième victime est toujours porté disparu. Cinq autres militaires ont été blessés.
16 juin 2008