Balayant les 4,5% prônés par l´UDC et les 8 % réclamés par le camp de rose-vert, la commission du Conseil national a opté mardi pour hausse annuelle de 6% pour les quatre prochaines années. Il vaut mieux une croissance réelle de cet ordre-là, plutôt qu´une augmentation théorique de 8 %, a déclaré sa présidente Kathy Riklin (PDC/ZH) devant la presse.
La commission propose donc au plénum, qui se prononcera en septembre, de renoncer à la progression de 8% des crédits inscrite pourtant dans une motion adoptée l´automne passé à Flims (GR). Le secteur de la formation et de la recherche a déjà subi les retombées de fausses promesses, a rappelé Géraldine Savary (PS/VD).
Les quelque 19 milliards de francs libérés par le Parlement il y a quatre ans ont finalement été amputés de 1,3 milliard en raison de mesures d´économie, selon elle. Mais le ministre des finances Hans-Rudolf Merz a promis d´éviter ce genre d´opération à l´avenir.
Corrections
Forte de ces assurances, la commission s´est contentée de quelques retouches par rapport aux décisions du Conseil des Etats. Grâce à la voix prépondérante de la présidente, elle a gonflé de 200 millions les crédits destinés aux Hautes écoles spécialisées (HES). Il s´agit d´assurer le financement de la part fédérale par rapport aux dépenses des cantons.
Autre largesse préconisée par 13 voix contre 8, l´enveloppe destinée à couvrir les coûts indirects de la recherche («overhead») serait augmentée de 100 millions. Enfin, la majorité souhaite libérer 8 millions pour la création d´un centre universitaire de toxicologie humaine.
En fin de compte, la commission a adopté l´arrêté sur le financement de la formation, la recherche et la technologie par 17 voix contre 4.