Lors de leur séance du 5 octobre 2000, les membres du Conseil national et du Conseil des Etats formant la Délégation APF ont débattu de la récente décision prise par le Gouvernement du Canton de Zurich d'imposer l'anglais comme première langue étrangère dans les écoles primaires de ce canton. La Délégation regrette vivement cette décision et déplore que le gouvernement du plus grand canton suisse ne fasse pas preuve de plus de sensibilité dans un problème fondamental pour la cohésion nationale.

La Délégation s'étonne aussi du fait qu'en prenant cette décision, le Gouvernement zurichois ait anticipé celle que devrait prendre la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l'instruction publique (CDIP), qui comptait présenter sa recommandation sur cette question le 2 novembre prochain.

En effet, loin de toucher uniquement le domaine de l'éducation, ce choix revêt également

- dans un pays multilingue comme la Suisse - un caractère éminemment politique.

Un organe tel que l'APF, qui a pour but essentiel de promouvoir l'usage et le rayonnement de la langue française ainsi que les contacts internationaux avec les pays ayant le français en partage ne peut que désapprouver cette mesure.

La Délégation rappelle que le français représente un moyen de communication reposant sur une culture commune et que cette langue rapproche les peuples de quelque soixante pays et régions, membres de l'APF.

Berne, le 05.10.2000    Services du Parlement