Les enceintes internationales dans lesquelles sont traités les problèmes liés à la mondialisation souffrent d'un certain « déficit démocratique » notamment à cause du manque de contrôle parlementaire sur leurs activités. Les parlements nationaux ont une influence limitée à leur pays respectifs et sont souvent placés devant le fait accompli lorsque les gouvernements ont négociés des accords internationaux. La conseillère nationale Rosmarie Zapfl s'est exprimée sur ce thème en tant que rapporteur de la commission des questions économiques et du développement, en proposant que les parlements suivent de près les travaux des organisations internationales et collaborent avec les gouvernements de leurs pays dans la définition de la politique à suivre à l'égard de ces organisations.
La mise en oeuvre de la Convention sur les armes chimiques, entrée en vigueur en 1997 et visant l'élimination de cette catégorie d'armes de destruction massive, n'avance que lentement. Le rapport présenté par la conseillère nationale Lisbeth Fehr a mis l'accent sur les risques importants que les stocks représentent pour la santé des populations en raison d'une contamination durable de l'eau et des sols et recommandé une intensification des efforts technique et financiers afin de détruire rapidement ces stocks.
Lors du débat d'urgence sur la situation au Moyen-Orient, la conseillère nationale Ruth-Gaby Vermot-Mangold a mis l'accent sur le fait que la construction du mur en Cisjordanie renforce une situation d'apartheid dont est victime la population palestinienne et a invité le Conseil de l'Europe à ne pas affaiblir sa position exigeant une solution non militaire du conflit entre Israéliens et Palestiniens ainsi que la création de deux Etats souverains.
Le nombre d'enlèvements internationaux d'enfants par l'un des parents est en augmentation. Pour remédier à ce problème aux conséquences dramatiques pour les victimes, la conseillère nationale Lili Nabholz a notamment proposé une sensibilisation accrue des autorités judiciaires et de police impliquées, une meilleure collaboration internationale et des procédures plus rapides. Le conseiller national Walter Schmied a plaidé pour que l'enlèvement soit poursuivi sur plainte et non d'office afin d'offrir la possibilité d'un arrangement des parents sur le plan civil dans l'intérêt de l'enfant.
Plusieurs autres thèmes à l'ordre du jour ont fait l'objet d'interventions de la part des membres de la délégation. Ruth-Gaby Vermot-Mangold a présenté un rapport sur la situation des réfugiés et des personnes déplacées dans la région du Caucase et s'est exprimée aussi sur la situation des femmes maghrébines. Le conseiller national Andreas Gross s'est prononcé notamment sur l'avenir de la coopération entre les institutions européennes et sur la contribution de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) au développement économique en Europe centrale et orientale. Il a également présenté le rapport d'activité du Bureau de l'Assemblée. Walter Schmied est intervenu à propos du sommet mondial sur le développement durable et de l'état de l'environnement de la mer Baltique.
La délégation suisse à l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe est présidée par la conseillère nationale Lisbeth Fehr et est composée également par la conseillère nationale Ruth-Gaby Vermot-Mangold, les conseillers nationaux Claude Frey et François Lachat, et les conseillers aux Etats Theo Maissen et Dick Marty en tant que membres titulaires, ainsi que le conseiller national Andreas Gross (Vice-président), les conseillères nationales Lili Nabholz et Rosmarie Zapfl, le conseiller national Schmied et les conseillers aux Etats Pierre-Alain Gentil et Maximilian Reimann en tant que suppléants.
Strasbourg, 27.06.2002 Services du Parlement