La Commission de politique extérieure du Conseil des États (CPE-E) a procédé à un examen approfondi des priorités que la Suisse s'est fixées dans le domaine de la coopération au développement. Après avoir débattu de la possibilité de concentrer davantage l'aide suisse sur certains pays, la commission a élargi son champ de réflexion pour y inclure des considérations sur la réduction de l'aide à certains thèmes, la cohérence de la politique de développement et les intérêts extérieurs de la Suisse. Au terme de ses discussions, la commission a décidé d'adopter un postulat qui vise à améliorer l'efficacité et les résultats de la coopération au développement : concrètement, le postulat charge le Conseil fédéral, d'examiner l'opportunité de réduire le nombre de pays et de thèmes prioritaires de la coopération suisse au développement, d'une part, et de prendre des mesures pour améliorer la cohérence de l'ensemble, d'autre part, tout en respectant les objectifs de la politique extérieure.
Dans un même ordre d'idées, la CPE-E s'est également penchée sur le dernier rapport du Comité d'aide au développement de l'OCDE sur les politiques et programmes de la Suisse en matière de coopération au développement, publié cette année. La commission salue ce rapport et les recommandations qui y sont assorties. Elle considère en effet qu'ils viennent opportunément alimenter la réflexion stratégique menée par la Suisse sur la forme et l'efficacité de son aide au développement. En outre, la commission a proposé à l'unanimité d'adopter une motion du Conseil national (05.3017), qui charge le Conseil fédéral d'oeuvrer en vue d'une plus grande transparence et d'une meilleure comparabilité des dépenses effectuées au titre de l'aide publique au développement.
La commission a par ailleurs examiné le rapport 2004 du Conseil fédéral sur les mesures de gestion civile des conflits et de promotion des droits de l'homme, qui a retenu toute son attention. Elle s'est en particulier intéressée à la situation régnant au Népal, au Sri Lanka, en Colombie et en Indonésie. À cet égard, elle s'est interrogée sur la question de savoir si les activités que mène la Suisse dans ces pays sont susceptibles de déboucher sur des résultats concrets. La commission s'est en outre étonnée que le Conseil de l'Europe ne soit pas mentionné dans le rapport comme partenaire de la Suisse, alors qu'il constitue une organisation de promotion de la paix et des droits de l'homme.
Dans un tout autre domaine, la commission a été consultée par le Conseil fédéralsur les mandats de négociation pour les accords de libre-échange entre les États de l'AELE et l'Indonésie, l'Algérie et la Syrie. Elle a décidé de soutenir les mandats précités.
Enfin, dans le cadre des questions d'actualité étrangère, la commission s'est informée de l'aide que la Suisse a offerte aux États-Unis après les tragiques inondations qui ont ravagé la côte sud du pays.
La commission s'est réunie le 12 septembre 2005 à Berne, sous la présidence de M. le conseiller aux États Peter Briner (PRD/SH) et en présence de Mme la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey.
Berne, 13.09.2005 Services du Parlement