La délégation de la CPE-E a rencontré plusieurs membres du Parlement turc, le ministre des affaires étrangères (M. Abdullah Gül) et plusieurs autres personnalités politiques, telles Mme Leyla Zana. Les relations politiques et économiques entre les deux pays, la question arménienne et la demande d'adhésion de la Turquie à l'UE ont constitué les points forts des entretiens. Les discussions menées au niveau politique ont par ailleurs permis de dissiper les tensions entre les deux pays.

Les six membres de la délégation de la CPE-E ont séjourné du 30 août au 3 septembre 2004 en Turquie. Leur voyage les a menés à Ankara, la capitale, à Erzurum, ville de l'est anatolien, et à Istanbul. Conduite par M. Peter Briner (PRD/SH), président de la CPE-E, la délégation était composée de M. Philipp Stähelin (PDC/TG), vice-président de la CPE-E, Mme Christiane Brunner (PS/GE), M. Theo Maissen (PDC/GR), M. Maximilian Reimann (UDC/AG) et Mme Françoise Saudan (PRD/GE).

La délégation a pu s'entretenir avec le président et les membres de la commission des affaires étrangères du Parlement turc, le président et les membres de la commission pour les affaires européennes, le président du Parlement, M. Bülent Arinc, et le ministre des affaires étrangères, M. Abdullah Gül.

La délégation a en outre pu rencontrer plusieurs hauts représentants de la Banque nationale turque, de la représentation de l'UE et du Fonds monétaire international, ainsi que plusieurs responsables de projets. Elle a également pu discuter avec des délégués de groupes politiques non représentés au Parlement, dont Mme Leyla Zana, ancienne députée qui, après dix ans de prison, a récemment été libérée.

L'objectif principal de ce voyage d'information était de créer des relations directes entre les parlements suisse et turc. Il a ainsi permis d'aborder l'état des relations entre les deux pays, en particulier du point de vue politique et économique. Il a également permis d'apaiser les tensions dues à la question arménienne, à la faveur notamment d'une discussion entre la délégation et le ministre des affaires étrangères, M. Abdullah Gül.

Les nombreuses difficultés rencontrées par les exportations suisses à la frontière turque, malgré leur certification en bonne et due forme (label CE), ont également été mentionnées par la délégation. Du côté turc, c'est notamment le déséquilibre de la balance commerciale (en faveur de la Suisse) qui a été abordé.

Les réformes entreprises par la Turquie en vue d'une adhésion à l'UE ont constitué un autre sujet de discussion. La délégation s'est déclarée impressionnée par l'ampleur des réformes législatives adoptées jusqu'ici, sous la forme de huit trains de mesures. Elle s'est également montrée sensible à l'intérêt profond unanimement manifesté par les milieux les plus divers en faveur d'une adhésion à l'UE.

La délégation s'est par ailleurs entretenue avec ses différents interlocuteurs de la condition de la femme dans la société turque et de la mise en œuvre des réformes prévues pour l'améliorer.

S'agissant des programmes de développement, la délégation s'est vue présenter un aperçu des projets financés par l'UE et des projets financés par la Suisse.

Berne, 03.09.2004    Services du Parlement