A Abidjan, le conseiller national Mathias Reynard (PS/VS) présentera la version finale de son rapport portant sur la traite des êtres humains, en particulier celle des femmes et des enfants. S’appuyant sur des contributions de plusieurs parlements membres de l’APF, ce rapport dresse un état de la situation dans chacun de ces pays, de leurs législations en matière de lutte contre la traite des êtres humains, des défis statistiques et méthodologiques posés dans le cadre de l’estimation de l’ampleur du phénomène ainsi que de l’attention accordées aux victimes. L’ensemble des mesures de prévention et de sensibilisation mises en place dans ces pays sont en outre passés en revue. Dans le monde, plus de 40 millions de personnes seraient victimes de l’esclavage moderne, dont 10 millions d’enfants. Contrairement à ce que l’on a tendance à penser, le fléau de la traite n’est en rien minime en Suisse : il frappe les femmes, les hommes et les mineurs et s’exerce dans de multiples activités, telles que la prostitution, la construction, l’hôtellerie ou encore la restauration. Le rapport, dont l’élaboration s’est étendue sur deux ans, vise à encourager les gouvernements et parlements nationaux à ouvrir les yeux sur une réalité qui se déploie sur chacun de leur territoire.
Le conseiller national Jean-Pierre Grin présentera pour sa part, dans le cadre de la commission de la coopération et du développement de l’APF, un rapport portant sur l’étendue des pertes et du gaspillage alimentaires dans l’espace francophone ainsi que sur les moyens mis en place par le secteur privé, les autorités publiques et la communauté internationale pour y faire face. Alors que dans le monde, 820 millions de personnes souffrent de la famine, environ un tiers des aliments produits dans le monde pour la consommation humaine chaque année — approximativement 1,3 milliards de tonnes — est perdu ou gaspillé.
La conseillère aux Etats Anne Seydoux-Christe (PDC/JU) poursuivra, quant à elle, son plaidoyer en faveur de l’abolition de la peine de mort dans l’espace francophone. Grâce à ses efforts, une résolution ambitieuse sur le sujet a pu être adoptée lors de la session annuelle de l’APF qui s’est déroulée en juillet 2018 à Québec. Il appartient maintenant de s’assurer du fait que les parlements de pays n’ayant pas encore procédé à l’abolition de la peine de mort poursuivent leurs réflexions en la matière.
Le conseiller national Fathi Derder (PLR/VD) contribuera, dans le cadre de la commission des affaires parlementaires de l’APF, à l’élaboration d’un projet de loi-cadre visant à soutenir les parlements dans leur travail de renforcement de la protection des données.
Outre son président, Mme Seydoux-Christe, M. Reynard et M. Derder, la délégation sera composée des conseillers aux Etats Christian Levrat (PS/FR) et Didier Berberat (PS/NE), lequel préside la commission de l’éducation, de la communication et des affaires culturelles de l’APF.