La Commission s’est renseignée auprès du chef du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche (DEFR), le conseiller fédéral Johann N. Schneider-Ammann, sur les priorités de la Suisse en matière d’accords de libre-échange, ainsi que sur les négociations en cours en vue d’établir de nouveaux accords, ou d’actualiser et d’élargir des accords en vigueur. La CPE-E a également débattu du développement de la politique agricole suisse, sous l’angle donc du libre-échange, et du rapport de la Commission de gestion du Conseil national (CdG-N) concernant les effets des accords de libre-échange. Sur ce point, il a été question des recommandations de la CdG-N et de la position du Conseil fédéral à leur sujet.
Dans le prolongement de cet approfondissement sur le libre-échange, la Commission a été consultée par le Conseil fédéral sur la position de la Suisse relative aux négociations en vue de la 11e
Conférence ministérielle ordinaire de l’OMC, qui se tiendra à Buenos Aires du 10 au 13 décembre 2017. La CPE-E, qui s’était penchée une première fois en octobre sur ce mandat de négociation, a donné son feu vert à ce dernier par 6 voix contre 0 et 3 abstentions.
Toujours au chapitre de la politique économique de la Suisse, la Commission a décidé de soutenir les lignes directrices du mandat de négociation concernant la révision de l’accord de protection des investissements conclu entre la Suisse et la Slovaquie, pour lesquelles elle a aussi été consultée par le Conseil fédéral.
Pour la première fois, la Commission s’est entretenue avec le conseiller fédéral Ignazio Cassis, nouveau chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). A cette occasion, elle s’est penchée sur divers
développements récents au niveau européen et international. Parmi les thèmes abordés en matière de politique européenne figuraient la visite prochaine en Suisse du président de la Commission européenne Jean-Claude Junker, la contribution suisse à la cohésion au sein de l’Union européenne (UE), et l’évolution du processus de retrait du Royaume-Uni de l’UE. Sur le plan de la politique internationale, la CPE-E s’est informée sur la situation actuelle au Moyen-Orient, ainsi que sur l’appréciation du Conseil fédéral des crises en cours dans la région, et en particulier au Liban.
La CPE-E a procédé à l’examen de la
motion 17.3098 du Conseil national, chargeant le Conseil fédéral d'ouvrir immédiatement une ambassade en Erythrée. Par 9 voix contre 4, la Commission a décidé de modifier la motion de sorte que le Conseil fédéral soit chargé de renforcer la présence diplomatique en Erythrée. La majorité de la Commission considère que cette formulation va dans le sens de la motion du Conseil national en encourageant l’intensification des relations entre la Suisse et l’Erythrée; elle préserve cependant la cohérence de la stratégie du Conseil fédéral à l’égard de l’Erythrée. De l’avis de la minorité, par contre, l’établissement d’une ambassade de Suisse en Erythrée se justifie par l’importante population érythréenne en Suisse, et par la nécessité de renforcer le dialogue entre les deux pays.