Monsieur le Président,
Chères et chers collègues,
Pour la délégation suisse il est maintenant primordial qu’en Ukraine
- l’utilisation de force se termine et que le cessez le feu soit rétabli immédiatement
- que le plan de paix du président Poroshenko puisse être poursuivi
- et que tous les acteurs continuent à s’engager pour une solution de la crise à la table de négociation
En plus de ces mesures d’urgence, il ne faut cependant pas négliger les aspects suivants :
- que les autorités compétentes mènent les enquêtes nécessaires sur tous les actes violents des derniers mois selon les standards du droit international
- que le bon fonctionnement de toutes les infrastructures puisse être rétabli au plus vite pour la sauvegarde de la santé et du bien-être de la population – des femmes, des hommes et des enfants
- et que des élections locales et parlementaires anticipées puissent être préparées.
La Suisse exprime également le vœu ardent que le dialogue continue sous toutes les formes possibles, que ce soit des réunions ou des échanges informels, entre les 2 parlements de la Fédération de Russie et de l’Ukraine, tout comme entre les deux délégations parlementaires de l’Ukraine et de la Fédération de Russie auprès de l’AP OSCE ici présentes.
Nous saluons par ailleurs – comme plusieurs préopinants – la mise en place au niveau international d’un groupe interparlementaire pour traiter la crise en Ukraine.
Pour la paix et la sécurité de tout l’espace OSCE il est crucial que les Etats participants trouvent et développent les points de convergence menant à la paix et la stabilité à laquelle tous les pays-membres de l’OSCE se sont engagés en signant notamment l’acte final d’Helsinki.
La Suisse qui préside cette année l’OSCE se voit comme gardienne de ces principes fondamentaux. En Ukraine, il y a eu des violations de ces principes, mais nous ne voulons pas utiliser ces principes pour agrandir le fossé entre les Etats participants mais pour jeter des ponts.
L’OSCE ne peut jouer un rôle fructueux dans le règlement de cette crise que si elle n’est pas vue comme partie prise dans le conflit et que si par conséquent elle maintient le dialogue avec tous les acteurs.
Vous sentez, chères et chers collègues, la Suisse fait tout pour créer des ponts plutôt que des fronts !
Je vous remercie de votre attention.
Au nom de la délégation parlementaire Suisse auprès de l’AP OSCE
CV Margret Kiener Nellen
Bakou, le 2 juilet 2014