Les paroles prononcées font foi.
Mme la présidente de la Confédération,
M. le président du Gouvernement valaisan,
M. le président de la ville de Sion,
Mesdames Messieurs les représentants des autorités fédérales, cantonales, communales,
Mesdames et Messieurs,
C’est magnifique de vous voir tous réunis sur cette place, pour cet évènement qui me remplit de joie.
Chers enfants,
Cet après-midi est exceptionnel: vous avez congé! Vous vous demandez peut-être ce que nous fêtons et pourquoi vous êtes là. Nous fêtons aujourd'hui la démocratie et vous êtes de la fête parce que la démocratie, bientôt, ce sera vous.
Dans quelques années, vous voterez et vous choisirez les personnes qui vous représenteront à Berne, qui travailleront pour vous et avec vous à construire des lois, à organiser la Suisse. Je suis l’une des personnes que vos parents ont choisies et à qui ils ont fait confiance.
Avec tous les autres élus fédéraux, je vais faire mon possible pour la Suisse soit non seulement forte et solide, mais aussi douce et bienveillante envers vous, envers les enfants des autres cantons et les enfants des autres pays.
Chers collègues qui avez fait le voyage de Berne jusqu’en Valais,
Vous m’avez élu pour présider l’Assemblée fédérale cette année. Cet honneur rejaillit sur mon canton, le Valais, sur ma capitale, Sion, sur ma commune, Vétroz et je suis heureux de vous accueillir sur La Place de La Planta qui porte la mémoire des gens d’ici. A travers les siècles, Valaisannes et Valaisans y ont vécu de grands moments, dont certains ont marqué leur destin. Cette place fut le théâtre de batailles, mais aussi de rencontres, de marchés aux bestiaux et de réjouissances. La vie s’y est perpétuée et renouvelée de génération en génération.
La Planta est aussi le lieu où le Valais célèbre son appartenance à la Suisse. Pour les cent ans du canton, on y avait érigé une statue à sainte Catherine. Et dans 4 ans, en 2015, on y fêtera les deux cents ans de l’entrée du Valais dans la Confédération.
Aujourd’hui, avec la présidente de la Confédération, de parlementaires fédéraux, de représentants des autorités judiciaires fédérales et de nombreux amis, la Suisse est venue par le Lötschberg. Le Valais, et Sion, sa capitale, la reçoit à bras ouverts.
Ce canton dynamique et travailleur s’enorgueillit de grandes réalisations. Il est fier de sa capacité d’innovation et aussi de sa culture qui s’exprime à travers les musées et les artistes valaisans.
Par sa tradition touristique, le Valais se veut ouvert sur la Suisse et sur le monde. Le palais du gouvernement valaisan derrière moi s’est orné des drapeaux de tous les cantons suisses. Ce pavoisement illustre le message que je souhaite faire passer durant mon année présidentielle: le message de la cohésion nationale.
En Suisse, il n’y a pas de régions soumises aux autres; il n’y a pas de minorités prépondérantes mais une mosaïque de populations, de cultures et de religions qui ont décidé de vivre ensemble et de participer à un même projet: la Suisse.
Mais pour que tout le monde tire à la même corde, il est essentiel que les diverses populations se rencontrent, qu’elles renforcent leur connaissance de l’autre, qu’elles célèbrent des évènements en commun.
Ce dialogue constant a des conséquences sur les relations de la Suisse avec l’extérieur. Notre pays et notre fonctionnement démocratique doivent être expliqués à nos hôtes étrangers. En effet, si la Suisse cultive son individualité et tient à sa souveraineté, elle n’est pas pour autant repliée sur lui-même.
La Suisse cherche des solutions pour résoudre les différends entre pays. Située au centre de l’Europe, elle s’investit pour défendre l’intérêt général du continent auquel elle appartient. Lors des rencontres bilatérales ou internationales avec mes homologues étrangers, je ne manquerai pas de rappeler la longue tradition de bons offices de notre pays et sa volonté de servir bien au-delà de ses propres intérêts.
Je remercie le canton du Valais et sa capitale pour l’accueil fantastique réservé au président du Conseil national et aux représentants des instances fédérales. Cet accueil me va droit au cœur.