<p>Berne (ats) La Suisse constitue des réserves de vaccin contre la variole. Quelque six millions de doses sont déjà stockées et il est question d´en acheter 4,5 millions d´autres, selon le président de la commission de la politique de sécurité du National Boris Banga (PS/SO).</p>

En comparaison internationale, la Suisse est bien préparée contre les risques d´attaques à l´arme biologique, a déclaré M. Banga mardi devant la presse. Il s´est exprimé à l´issue d´une séance de la commission consacrée aux conséquences des attentats survenus aux Etats-Unis le 11 septembre.

La variole est considérée comme éradiquée depuis 1977. Plus aucun vaccin n´a donc été administré depuis cette époque-là, a-t-il souligné. La vaccination permettrait de protéger pendant trois ans contre cette maladie qui pourrait infecter 30 à 50 % de la population en cas d´attaque.

Six mois contre l´anthrax

La Suisse dispose aussi de réserves d´antibiotiques pour contrer la maladie du charbon provoquée par l´anthrax suffisantes pour deux mois. Elle possède en outre des substances permettant d´en fabriquer pour quatre autres mois, d´après le Soleurois.

Face aux risques potentiels, la majorité de la commission de la sécurité politique estime qu´il faudrait élargir les services de renseignement de "manière ciblée". Il s´agit de renforcer l´efficacité, mais aussi les contrôles, a lancé Boris Banga, sans donner davantage de précisions.

En revanche, il n´est pas nécessaire de revoir la réforme de l´armée après les attentats du 11 septembre, d´après lui. La lutte contre le terrorisme n´est en effet pas la tâche première des militaires.

sda/ats 23.10.2001