La loi sur la formation professionnelle adoptée en décembre par le Conseil national offre une réponse plus flexible au manque de places d'apprentissage, a déclaré Christiane Langenberger (PRD/VD) mardi devant la presse. Elle propose des solutions moins étatistes, laisse davantage jouer le marché, responsabilise les employeurs et ne porte pas atteinte au système dual de formation.
L'initiative populaire déposée par des organisations de jeunes, notamment socialistes et syndicales, va en revanche trop loin en voulant faire figurer le droit à la formation dans la constitution, a ajouté le président de la commission de l'éducation Peter Bieri (PDC/ZG). Forcer cantons et Confédération à offrir suffisemment de places d'apprentsisage peut aller à l'encontre des besoins du marché.
Une fois formés, les apprentis risqueraient de ne pas trouver d'emplois. La commission est également réticente à instaurer un fonds pour la création de places d'apprentissage alimenté par toutes les entreprises, comme le demande l'initiative repoussée en décembre par le National.
Trop administratif
De tels instruments existent déjà dans certains cantons et le contre-projet permet au Conseil fédéral de les imposer à tous les employeurs d'une branche, a relevé Mme Langenberger. Un fonds national serait administrativement beaucoup trop lourd et risquerait de provoquer des inégalités dans la distribution des subventions.
Forte de ces considérations, la commission va poursuivre l'examen de la loi sur la formation professionnelle et espère la soumettre au plénum pour la session d'été. Le Conseil des Etats devra toutefois se pencher en mars déjà sur l'initiative "pour des places d'apprentissage", l'échéance pour la traiter arrivant à échéance en avril.
sda/ats 12.02.2002