Le frein à l´endettement, introduit pour la première fois dans le budget 2003, a donné du fil à retordre à la commission. Cette nouvelle exigence a compliqué comme jamais auparavant la préparation du budget, a déclaré vendredi devant la presse le président de la commission Hans-Rudolf Merz (PRD/AR).
Il a fallu reprendre l´ensemble des chiffres une deuxième fois en détail, car le déficit de sa première mouture dépassait de 200 millions la limite autorisée (305 millions). La commission a dans l´intervalle revu à la baisse de 60 millions le crédit pour la construction des routes nationales, se rangeant à la proposition de son homologue du National.
Pour les dépenses routières, les commissions parlementaires restent toutefois plus généreuses d´une quarantaine de millions que le gouvernement. Par 6 voix contre 5, la commission des Etats veut même accorder davantage aux routes principales: cinq millions de plus que celle du National, respectivement 20 millions de plus que le Conseil fédéral.
Anticyclique
"Vu la conjoncture difficile, nous devons adopter une attitude anticyclique en évitant d´économiser sur les dépenses d´investissement", a déclaré Simon Epiney (PDC/VS). Il s´agit en outre de se montrer cohérent avec les décisions des années précédentes et les promesses lors des votations sur la vignette et la RPLP, selon lesquels les investissements routiers resteraient constants, a-t-il précisé.
C´est donc dans les dépenses de fonctionnement que des coupes ont été consenties. D´une manière générale, la commission des Etats suit les propositions de celle du National.
Dans les réductions des dépenses de personnel, elle se montre cependant moins radicale de 75 millions que son homologue du National qui avait revue à la baisse (90 millions) la proposition du gouvernement. Les salaires ne devraient pas être touchés.
Blocage des crédits
Par dix voix contre une, la commission a encore proposé au plénum d´accepter la loi sur le blocage et la libération des crédits. Se basant sur ce texte, le gouvernement pourra baisser de 2 % au lieu de 1 % dans le budget 2003 les dépenses dans le domaine des biens et services, notamment les prestations en faveur de tiers.
La commission a encore désigné le Valaisan Simon Epiney pour la représenter à la délégation des finances du Parlement. Il y remplacera son collègue de parti, le Jurassien Pierre Paupe dès le 1er janvier.
sda/ats 15.11.2002