<p>Berne (ats) La loi sur le génie génétique ne doit pas avoir pour but de promouvoir cette technologie. Forte de cet avis, la majorité de la commission de la science du Conseil des Etats a biffé ce principe introduit par le National dans le paquet Gen-Lex.</p>

Si la loi ne doit pas bloquer la recherche scientique dans le domaine du génie génétique, elle doit clairement la réglementer, a dit le président de la commission Peter Bieri (PDC/ZG) lundi devant la presse. De toute façon, la question d´un moratoire sur l´utilisation d´organismes génétiquement modifiés (OGM) est enterrée, a-t-il rappelé.

Contrairement au National, la commission a décidé de maintenir le droit de recours contre les autorisations de mise en circulation d´OGM pour les associations de protection de l´environnement. Mais pour le reste, elle propose au plénum qui se prononce en décembre, de se rapprocher des vues de la Chambre du peuple.

La commission s´est ainsi pliée au régime d´autorisations successives pour les disséminations d´OGM, qui prévoit notamment que la recherche doit d´abord être menée en milieu confiné. Mais elle a ajouté une clause fixant que les essais ne peuvent être pratiqués que si les connaissances scientifiques le permettent.

La commission a aussi accepté d´autoriser jusqu´à fin 2008 l´utilisation, dans le cadre de disséminations expérimentales, de gènes résistants aux antibiotiques employés en médecine. C´est la date fixée par l´Union européenne, d´après M. Bieri.

Consommateurs

En revanche, la majorité de la commission propose de supprimer la disposition exigeant des utilisateurs d´OGM qu´ils veillent à ce que ces organismes ne portent pas atteinte à une production naturelle, ni au libre choix des consommateurs.

En ce qui concerne la responsabilité civile, la commission a repris en substance le modèle du National, fixant que seuls les titulaires d´une autorisation répondraient des dommages liés à l´utilisation d´OGM. Un régime moins strict est prévu pour la mise en circulation d´OGM.

sda/ats 18.11.2002