Lors de la discussion du rapport du Conseil fédéral sur la politique économique extérieure 2003, la commission s'est penchée sur la question de savoir si la faiblesse durable du dollar et l'important déficit budgétaire des États-Unis ne risquaient pas de menacer la reprise en cours de l'économie mondiale. Les conséquences de cette situation sur l'économie suisse et d'éventuelles contre-mesures ont également été discutées. Dans ce contexte, la commission a abordé aussi le thème des faiblesses structurelles du marché suisse, notamment sous l'angle du manque de concurrence. Par ailleurs, le problème du potentiel migratoire des nouveaux États membres de l'UE a été évoqué. Enfin, la commission s'est intéressée aux activités de la Confédération dans le cadre de l'OMC et du FMI.
Dans le domaine de la politique économique extérieure, la commission a examiné une divergence concernant un crédit-cadre destiné au financement de la coopération monétaire internationale de la Suisse. Elle propose à son conseil de maintenir sa décision et, contrairement à ce qu'a décidé le Conseil national, de ne pas fixer de limite dans le temps à ce crédit-cadre. Elle souhaite ainsi garantir au Conseil fédéral la possibilité d'utiliser cet instrument de manière souple et rapide en cas de crises monétaires internationales.
La commission a par ailleurs examiné la pétition « Urgence humanitaire en République Démocratique du Congo » et décidé, par 9 voix et une abstention, d'en prendre acte. Elle considère que la situation dans l'Est du Congo est très préoccupante, et elle soutient par conséquent fermement les mesures déjà prises par le Conseil fédéral pour aider une population en proie aux souffrances. Elle est parvenue à la conclusion que ces mesures correspondent, dans le cadre de ce que peut faire la Suisse, à l'objectif visé par la pétition.
La CPE-E a en outre examiné les activités du Conseil fédéral au Conseil de l'Europe ainsi que les rapports d'activité des délégations parlementaires (Conseil de l'Europe, AELE/Parlement européen, OSCE) pour l'année 2003 et en a pris acte. S'agissant du Conseil de l'Europe, la commission s'est surtout penchée sur les questions concernant le rôle et l'efficacité de cette institution.
Enfin, la conseillère fédérale Micheline Calmy-Rey a renseigné la commission sur l'état d'avancement des négociations bilatérales avec l'UE et sur la situation dans la zone frontalière entre le Soudan et le Tchad.
Réunie le 16 février 2004, la commission a siégé sous la présidence du conseiller aux États Peter Briner et en présence des conseillers fédéraux Calmy-Rey et Merz.
Berne, 17.02.2004 Services du Parlement