La CSEC-N entend maintenir l'obligation de déclarer les denrées alimentaires dans la loi sur la protection des animaux. Elle propose en outre de renforcer les dispositions concernant la détention de chiens dangereux.

Par 32 voix contre 9, le Conseil des Etats a décidé aujourd'hui de ne pas inscrire la déclaration obligatoire pour les denrées alimentaires à l'art. 5 de la loi sur la protection des animaux (02.092). Par 12 voix contre 8, la CSEC-N propose au Conseil national de confirmer sa décision contraire du 30 novembre. Si la Chambre basse devait se rallier à cette proposition, il reviendrait à la Conférence de conciliation de rechercher une solution de compromis.

Par ailleurs, la commission a examiné une proposition de réexamen qui vise à renforcer l'art. 9 (« Elevage et production d'animaux ») en ce qui concerne la détention des chiens. L'évènement tragique de la semaine dernière n'a laissé personne indifférent, et la commission a estimé à l'unisson qu'il était nécessaire d'agir, comme l'a d'ailleurs confirmé aujourd'hui le conseiller fédéral Deiss devant le Conseil des États. Les seules divergences ont porté sur la méthode : alors que les uns ont souhaité un renforcement immédiat de la loi, d'autres ont estimé que l'art. 9, al. 2 du projet permettait déjà au Conseil fédéral de prendre rapidement les mesures qui s'imposaient.

Par 13 voix contre 11, la commission a approuvé la proposition de réexamen, et par 15 voix contre 5 (et 1 abstention), elle a adopté la proposition suivante : « L'importation, l'élevage et la détention de chiens présentant un danger élevé pour les êtres humains sont interdits. Le Conseil fédéral règle les détails. » (art. 9, al. 3). Cette proposition ne pourra toutefois être soumise jeudi au Conseil national que si la CSEC du Conseil des États propose à son tour un tel réexamen (art. 89, al. 3 loi sur le Parlement).

L'une et l'autre propositions ont donné lieu à des propositions de minorité.

La commission a siégé à Berne le 7 décembre 2005 sous la présidence de la conseillère nationale Kathy Riklin (PDC/ZH).

Berne, 07.12.2005    Services du Parlement