Les proches aidants jouent un rôle fondamental pour le système de santé. Les économies pour les pouvoirs publics sont estimées à environ 3,71 milliards de francs en 2020.
Depuis 2019, de plus en plus d'entreprises autorisées à fournir des soins à domicile engagent des proches aidants. L'assurance obligatoire leur verse 52,60 francs par heure et les cantons ou les communes ajoutent jusqu'à 40 francs par heure.
L'entreprise touche ainsi plus de 90 francs par heure facturée, dont 30 à 35 francs seulement sont reversés aux proches aidants. Elle empoche la différence. Une industrie extrêmement lucrative s'est ainsi développée ces dernières années, fondée parfois exclusivement sur l'embauche de proches aidants, critiquent les deux motionnaires.
Ils veulent éviter l'apparition d'un nouveau secteur "réalisant d'énormes profits sur le dos des payeurs de primes et des contribuables". En ce sens, il faut des contributions adéquates et répondant à un caractère économique.
Les proches aidants n'ayant pas de formation en soins, les prestations qu’ils fournissent doivent être moins rémunérées et donner lieu à un financement résiduel moins élevé. Ces prestations devront en outre être comptabilisées séparément, afin que les entreprises ne puissent pas contourner les règles, selon les motionnaires.
Les motions ont été soutenues par 191 voix contre 1, contre l'avis du Conseil fédéral. Le Conseil des Etats devra se prononcer.