La Zurichoise souligne que les armes à feu sont le moyen le plus fréquemment utilisé pour commettre les homicides domestiques (31%), et qu'elles ont plus souvent un effet mortel que les autres moyens utilisés.
Pourtant, les informations relatives à ces armes ne sont pas systématiquement saisies lors de tels crimes. Ces lacunes privent l'analyse des risques de bases solides, empêchent une prévention ciblée et affaiblissent la gestion des menaces.
Le fait que la police et le registre des armes relèvent de la compétence des cantons ne doit pas avoir pour conséquence que la protection des victimes varie d’un canton à l’autre, souligne-t-elle.
Le Conseil fédéral était favorable au texte. L'UDC et le PLR s'y sont opposés. Jean-Luc Addor (UDC/VS) a dénoncé une énième tentative de mettre en place un registre centralisé des armes et une criminalisation des propriétaires.
Ce qui est important, c'est d'identifier les risques que peut représenter une personne et de prendre au sérieux les signaux. La loi en vigueur donne déjà les moyens nécessaires pour intervenir. Il faut améliorer l'application, a fait valoir la Valaisan, en vain.
Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.