Le volume de contenus pédocriminels consommé en Suisse ne cesse d'augmenter. Le nombre de signalements a atteint 15'736, soit plus du double des chiffres de 2021, rappelle la Fribourgeoise. Pour les adolescents, subir du harcèlement sexuel en ligne est pratiquement devenu la norme.
Le Conseil fédéral doit prendre des mesures, que ce soit au niveau de la prévention, de la détection précoce, de la poursuite pénale et de la législation. Il s'agira aussi de collaborer avec les cantons, les organisations spécialisées dans la protection de l'enfance et de la jeunesse et les représentants de la branche.
Pour Mme Bulliard-Marbach, cela pourrait passer par la mise en place d’un organe national de coordination réunissant les acteurs concernés de l’administration, des fournisseurs de services de télécommunication, des exploitants de plateformes, du domaine de la poursuite pénale, des centres de signalement/de conseil et de la société civile, ainsi que la création d’un groupe de travail au sein de la Confédération sur le thème de la cyberpédocriminalité.
Le Conseil fédéral soutenait le texte. Plusieurs travaux et interventions parlementaires sont en cours sur le sujet. Etablir une vue d'ensemble stratégique permettra de garantir la coordination des travaux et d'identifier d'éventuelles lacunes en matière de lutte contre la cyberpédocriminalité.
L'udc était opposé au texte. La thématique est importante, il faut donc s'assurer que les mesures permettent d'atteindre les objectifs, a souligné Andreas Glarner (UDC/AG). Et de craindre qu'un échelon supplémentaire ne crée des doublons administratifs et bloque des ressources sans apporter d'améliorations concrètes.
Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.